A la suite de Mgr Lefebvre et de toute l'Eglise, nous voulons que le règne de Notre Seigneur s'établisse dans toutes les âmes et toutes les sociétés par la Foi et la Charité.
jeudi 10 novembre 2022
Novembre 2022
mercredi 14 septembre 2022
Septembre 2022
La Charité dans la soumission au réel
Nous avons montré comment l'idéalisme,
lié indissolublement à l'orgueil de l'esprit, est la source de toutes les
erreurs et déviations du monde moderne et comment il a déformé la mentalité et
la structure psychologique de la plupart de nos contemporains. Les catholiques vivant
dans le monde contemporain et en respirant l'atmosphère n'ont pas toujours échappé
à cette déformation, et il arrive qu'il se trouve parmi eux des esprits faussés
par une imprégnation idéaliste.
L'effet de l'idéalisme sur les
chrétiens est de les amener à rechercher un ordre idéal, pleinement satisfaisant
pour la logique interne de l'esprit (et couvrant souvent ainsi d'un masque idéal
et d'une façade idéologique les rancœurs et les rancunes, les cupidités et les
revendications), au lieu de réaliser les
exigences de la charité dans les possibilités réelles de l'action de chaque
jour.
Le vrai chrétien n'est pas celui
qui satisfait son esprit avec de beaux sentiments et de belles théories, mais celui
qui accomplit chrétiennement les plus humbles actes de chaque instant en y réalisant
la foi et la charité. L'Evangile nous l'a déjà dit: ce ne sont pas ceux qui
disent « Seigneur, Seigneur », mais ceux qui accomplissent la volonté de Dieu
qui entreront dans le royaume. Et la volonté de Dieu nous est donnée à chaque
instant par le devoir du moment présent, dans lequel il s'agit d'incarner toute
la charité en nous y donnant totalement à ce que Dieu nous demande: la sainteté
se construit ainsi, instant par instant, par les actes effectivement réalisés
dans la donation de nous-mêmes par amour à la volonté de Dieu.
Les chrétiens d'aujourd'hui ont
grand besoin de relire les œuvres du R.P. de Caussade et le livre du R.P. Garrigou-Lagrange sur La Providence,
où ces grands auteurs spirituels insistent si
bien sur la réalité de l'instant présent, où il s'agit de réaliser notre christianisme, qui
ne consiste nullement en vues d'avenir. La
volonté de Dieu nous est donnée par la réalité qui est l'œuvre de Dieu (c'est
Dieu qui fait exister le réel et le constitue tel qu'il est) et il n'y a de réel
que l'instant présent: Dieu nous donne Sa volonté, nous dit ce qu'Il nous demande
par l'ensemble de circonstances réelles, de possibilités réelles qui sont son œuvre,
dans lesquelles Il nous situe à chaque instant et desquelles résultent pour
nous les devoirs précis à remplir effectivement au moment présent. Tout le
reste est chimère de l'orgueil qui nous détourne du devoir effectif. La soumission à
la volonté de Dieu exige donc la soumission de chaque instant au réel avec
toutes ses données qui sont l'œuvre de Dieu: il ne peut y avoir de
christianisme vécu sans ce redressement réaliste, sans échapper à la désarticulation
idéaliste qui replie l'homme sur lui-même et tourne son regard vers des
constructions, idéales.
Le christianisme n'est pas une règle
abstraite, un idéal de vie, il est vie réelle du Christ en nous: le chrétien est membre du Christ, le Christ qui est au ciel depuis l'Ascension continue
à vivre et à agir sur la terre en nous, par ses membres que nous sommes, et le
christianisme consiste à réaliser ce que le Christ veut faire aujourd'hui par
nous, à être le Christ vivant par nous là où nous habitons ou travaillons, dans
toutes nos actions de chaque instant. Le Christ n'est pas un modèle extérieur
et idéal à imiter. Il est au dedans de nous, principe intérieur de notre vie de
chrétiens.
J. Daujat (Idées modernes – Réponses chrétiennes p 100,101)
Résolution
La Charité se vit à l’instant
présent, dans la réalité présente.
Relisons ce que nous dit Mgr Williamson de la réalité, relisons les
ouvrages de du R.P. de Caussade et le livre du R.P. Garrigou-Lagrange sur La Providence. Et puis luttons contre cet idéalisme qui
nous fait rêver de pratiquer la Charité plus tard ou ailleurs.
Pour se procurer le livre du R.P. de Caussade ici et celui du R.P. Garrigou-Lagrange ici
mardi 16 août 2022
Août 2022
Charité surnaturelle et noblesse humaine
Dans l'hymne de saint Paul à la
charité (1 Co 13, 1), il est deux vérités particulièrement
importantes qui apparaissent entre beaucoup d'autres à celui qui lit
attentivement.
D'abord la charité surnaturelle
suppose la noblesse naturelle du caractère ou du moins, elle la suscite
lorsqu'elle ne l'a pas trouvée. Loin de pouvoir se passer des dispositions
naturelles de générosité et de sens du risque, elle les requiert et, au besoin,
les fait naître.
Ensuite, si la charité adopte
souvent une attitude passive, ce n'est point parce qu'elle serait tiède et molle, ce
qui est impensable, mais parce que, dans son excès de générosité, elle prend sur soi,
elle supporte la peine du péché lorsqu’il ne reste plus d'autre moyen de la
combattre. Sa passivité est au-delà de l’action et non en-deçà ; de même
que le silence de Jésus devant le Sanhédrin est au-delà de ses imprécations aux pharisiens et non
en-deçà.
En commentant les versets de
saint Paul, nous verrons mieux la qualité si particulière de la passivité dans
la charité surnaturelle en même temps que son exigence de noblesse.
Celui qui aime est patient, non parce qu'il ne sent pas le
mal et qu'il s'y trouve indifférent; mais, parce que, dans sa lutte contre le
péché, il consent à souffrir et à supporter
autant qu'il sera nécessaire pour la guérison du pécheur. Celui qui aime est bon, non qu'il ne sache
s'opposer quand il faut; mais il sait résister sans devenir mauvais ; il est
capable de refuser sans se durcir. Celui qui aime
ignore l'envie; certes il désire ardemment de
bien faire; il est sensible à l’émulation du bien; mais il ne se plaint pas;
tout au contraire il se réjouit de ce que
d’autres fassent mieux. Celui qui aime n'agit
pas à tort et à travers; non qu’il se soit retiré forcément de l'action et
qu'il ménage sa tranquillité ;
mais son goût de l'action est assez brûlant et purifié pour être devenu sage et
avoir perdu sa fièvre. Celui qui aime ne cherche pas son intérêt, non qu'il se
désintéresse de l’issue de ses entreprises, mais il se désintéresse de son
égoïsme. Celui qui aime ne s’irrite pas; il
ne se laisse pas aller à cette colère qui éclate au niveau de l’amour propre et de la vanité ; il est
serein; pourtant cette sérénité de l'amour peut s’échapper en colères
foudroyantes lorsqu'il n'est plus d'autres moyens de tirer les pécheurs de leur
endurcissement mortel ou de soustraire aux entreprises des méchants les faibles
et les petits.
Celui qui aime consent à porter
sur soi le poids du péché du monde, en union avec le Sauveur crucifié. Qui ne comprendrait que cette passivité
suppose une générosité excessive et une flamme d’amour brûlante dans le cœur ?
Jamais le Fils de Dieu fait homme n’aurait pris nos péchés sur la croix si son
amour pour nous n’avait été ardent comme du feu. Il en est de même de son disciple s’il a
vraiment la charité.
R.P.CALMEL
Sel de la Terrre n°12 bis p 59,60
mercredi 6 juillet 2022
Juillet 2022
L'apostolat, œuvre de la Charité
Tous les apostolats sont loin de
se valoir. Il en existe toute une immense variété. S'il est vrai que la charité
est le principe et la mesure du zèle, que conclure sinon qu'il y a - au point
de vue puissance et fécondité - autant d'apostolats que de cœurs. Il en est,
comme chez les saints, d'étonnamment fructueux; par contre, combien de
malingres et de faible rendement !
De cet apostolat diminué, un
parfait ami, une vraie épouse de Jésus-Christ ne se contentera jamais. Il ne
lui suffit point d'être apôtre; il veut l'être au maximum. Ici, comme ailleurs,
la médiocrité ne fera point partie de son programme d'activité et de conquête. A
cette fin, il marquera son apostolat d'un triple caractère de surnaturel,
d'universalité et de dévouement.
Œuvre de charité en son principe,
son exercice, sa fin, l'apostolat se révèle, par là même, entreprise
essentiellement surnaturelle. Ce n'est point « métier », situation sociale, mais
vocation sainte, réponse à un appel divin. En pratiquant l'apostolat, je ne
fais point œuvre exclusivement humaine et personnelle; j'agis en collaborateur de Dieu : simple instrument entre ses
mains puissantes et salvatrices, Instrumentum
conjunctum cum Deo. De là, le
souci, dans le ministère apostolique, de n'apporter que des sentiments et des
vues surnaturelles : foi, humilité, confiance, pureté d'intention.
Foi en la grandeur, la nécessité,
la fécondité de mon apostolat. Humilité pour reconnaître, toujours et partout, avec
mes impuissances et mon indignité, mes lacunes et mes errements. Confiance
invincible en Dieu, en l'abondance de ses grâces rédemptrices, sans lesquelles
toute action ne peut qu'aboutir à l'avortement.
Surnaturel, tout apostolat doit
l'être encore dans son activité même. Sans proscrire absolument les moyens
naturels - car Dieu sait faire du surnaturel avec du naturel, et du divin avec
de l'humain - il importe absolument de garder leur primauté aux forces
spirituelles. Sacrifier celles-ci à ceux-là, serait plus qu'une faute, ce serait une erreur, grosse de conséquences. Il
existe toute une technique moderne et artificielle d'apostolat, qui peut fort
bien servir de travaux d'approche, d'apologétique renouvelée et de renfort
subsidiaire, mais ne remplacera jamais les grandes puissances apostoliques:
sainteté personnelle, prière, sacrifice, pénitence, charité, prédication intégrale
de l'Évangile et fréquentation des sacrements.
Reste enfin à n'apporter dans
l'apostolat que des vues désintéressées. Surveiller de très près sa droiture
d'intention : s'oublier totalement soi-même, pour ne penser qu'à Dieu et aux âmes.
Nulle préoccupation égoïste, nul souci d'amour- propre; succès personnel,
gloriole, intérêts matériels : tout cela compte peu pour un véritable apôtre de Jésus-Christ. On pratique
l'apostolat, non point pour se faire un nom, ou ramasser de l'argent, mais
simplement pour faire du bien, et sans rien attendre de personne.
« Nombre d'hommes apostoliques ne
font rien purement pour Dieu; ils se cherchent en tout, et mêlent toujours secrètement
leur propre intérêt avec la gloire de Dieu, dans leurs meilleures entreprises. On
passe ainsi la vie dans ce mélange de nature et de grâce. Enfin la mort vient,
et alors seulement on ouvre les yeux, on reconnaît son illusion et son
aveuglement, et l'on tremble à l'approche du redoutable tribunal de Dieu. » (
Lallemant, La Doctrine spirituelle) N'est-ce point à ces faux apôtres que Jésus
fait allusion dans l'Évangile : « Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur,
Seigneur, n'est-ce pas en votre nom que nous avons prophétisé? N'est-ce pas en
votre nom, que nous avons chassé les démons ? et n'avons-nous pas, en votre
nom, fait beaucoup de miracles ? » Alors, je leur dirai hautement: « Je ne vous
ai jamais connus. Retirez-vous de moi, ouvriers d'iniquité.» (Matth, VII, 22-23)
L'universalité : deuxième caractère
du zèle. Ce qui doit intéresser un véritable
apôtre, au cœur catholique, ce n'est pas seulement un groupe restreint d'âmes à
instruire, éduquer, soigner, convertir, sanctifier, mais c'est l'humanité entière
à l'exemple du Christ, mort pour le salut de tous les hommes. Notre zèle doit être
à la dimension de notre charité, d'une charité qui n'exclut personne et embrasse
tout le monde. Saint Paul n'avait-il pas la sollicitude de toutes les Eglises ?
Chrétiens, religieux, prêtres, pécheurs, schismatiques, hérétiques, païens; notre famille
humaine et religieuse, notre patrie, l'Eglise, l'univers : notre apostolat doit
s'étendre à tout et à tous. Tout homme est mon frère, et de son âme je rendrai
compte au tribunal de Dieu. Saint Gérard Majella avait écrit en tête de ses résolutions : « Je veux que toutes mes prières, communions et bonnes œuvres
procurent la conversion des pécheurs. A cette fin, j'offre ma vie en union avec
le Sang très précieux de Jésus. O mon
Dieu, je voudrais sauver autant de pécheurs qu'il y a de grains de sable sur le
bord de la mer, de feuilles sur les arbres, de plantes dans les champs, d'étoiles
au firmament, de rayons dans le soleil, en un mot, de créatures sur la terre. »
Reste enfin le dévouement : vertu
caractéristique du parfait apôtre de Jésus-Christ. L'apostolat, tel que le conçoit
le Sauveur, n'est pas une situation de tout repos ni une grasse sinécure; c'est
un poste d'avant-garde, laborieux et périlleux. Il implique l'oubli de soi, le
travail, le don de sa personne, de ses forces, de son activité et, à
l'occasion, le sacrifice de sa vie. Le bon pasteur qui n'est pas mercenaire,
donne sa vie pour ses brebis. (Jean X, 11)
Type par excellence de l'apôtre, saint Paul écrivait aux premiers chrétiens
: « Très volontiers, je dépenserai et je me dépenserai moi-même tout entier
pour vos âmes. » (II Cor, XII, 51) Un apôtre
n'épargne ni son temps, ni sa peine, ni ses sueurs. Il s'est fait tout à tous,
pour les gagner tous à Jésus-Christ. Esclave
de ses frères, taillable et corvéable à merci, il est à leur service, nuit et
jour, et sans rien réclamer. Une de ses maximes favorites, c’est qu’il vaut
mieux s’user que de se rouiller ; que l’essentiel n’est point de vivre
longuement, mais pleinement ; qu’on ne doit s’arrêter que lorsqu’on n’en peut
plus, et que la plus belle des fins est de mourir les armes à la main.
L.Collin
Retraite sur l’Amitié
de Jésus-Christ
Résolution :
Juillet, mois du Précieux
Sang. A l’image de notre Sauveur qui a
versé jusqu’à la dernière goutte de Son sang pour sauver les âmes, travaillons
dans le champ de l’apostolat, œuvre de Charité par excellence ! Les vacances nous présenteront peut-être des occasions
à ne pas laisser échapper.
dimanche 12 juin 2022
Juin 2022
L'apostolat est un des corollaires obligatoires de l'amour de Dieu
«Il ne faut pas qu'il y ait dans l’Église, un chrétien, un religieux, un prêtre en repos, tant qu'il y aura un pécheur sur la terre.» A la veille des vacances, posons-nous la question de ce que nous ferons de notre temps.
dimanche 1 mai 2022
Mai 2022
VERITE ET CHARITE
Résolution :
samedi 2 avril 2022
Avril 2022
LA MÉDAILLE MIRACULEUSE ET LA CHARITÉ ENVERS LE PROCHAIN
S'il est une vertu que le Christ
nous ait recommandée d'une manière plus spéciale, en en faisant «son
commandement à lui », et « la marque à laquelle on reconnaîtrait ses disciples
», c'est bien la Charité. Or la charité est double; elle embrasse, dans un même
amour, Dieu et le prochain. Entre ces deux amours, il ne peut pas, il ne doit pas y avoir de cloisons étanches; ils se
compénètrent tellement, qu'on ne peut pas aimer Dieu si on n'aime pas ses frères,
et que pour aimer ces derniers, il nous faut absolument, tout d'abord, aimer
Dieu.
Au début du christianisme, les
fidèles avaient une telle charité les uns envers les autres, que les païens étonnés s'écriaient: « Voyez comme ils s'aiment ! »
Si ces mêmes païens revenaient
parmi nous, pourraient-ils dire la même chose? N'est-ce pas un égoïsme raffiné,
brutal, farouche, qui a remplacé sur terre la divine charité? La Foi disparaissant, comment la charité pourrait-elle fleurir? Chaque jour, en France,
devant les tribunaux, il y a une moyenne de 1 400 procès. Fraudes organisées,
attentats aux mœurs par les cinémas, les bals, les théâtres, les romans, les affiches
et les images, diffamations, scandales, jugements téméraires, médisances et calomnies,
vols, cambriolages, assassinats d'enfants surtout.
Il a fallu instituer des
tribunaux spéciaux pour l'enfance criminelle. Pourquoi tant de crimes ? C'est
que la charité s'est éteinte !
Grand Dieu, où allons-nous? Sans
doute, il en est encore de ces fiers et héroïques chrétiens qui savent
comprendre et vivre les paroles d'un Veuillot.
« Il faut chérir
les hommes sans espérer ni vouloir de récompenses terrestres, les aimer comme
soi-même, c'est-à-dire leur faire tout le bien qu'on se souhaite et leur
pardonner même les torts qu'on ne se pardonne pas à soi- même; être doux pour
les méchants, courir dans l'ombre et le silence après les misères à soulager,
s'asseoir au chevet déserté du pauvre, faire le bien et demander pardon à Dieu
de celui qu'on n'a pas pu faire ou que l'on a mal fait ! »
Tournons notre regard vers notre
chère Médaille. Elle saura édifier une digue assez puissante pour enrayer le
mal, et inspirer à ceux qui la porteront une charité si profonde, qu'elle sera,
selon le mot de saint Augustin sur la Sainte-Eucharistie, le « trait d'union de
la charité» entre tous les hommes.
La Médaille Miraculeuse, c'est de
l'Amour de Dieu en effigie et en action; elle est donc, en même temps, le pur
amour pour le prochain, puisque ces deux amours sont inséparables.
Marie nous tend maternellement
les bras; n'est-ce pas le geste de l'amour qui se donne et qui offre ses
tendresses? Ce globe qu'elle serre sur son cœur, n'est-ce pas le monde entier,
surtout le monde chrétien qu'elle voudrait inonder des rayons de sa bonté
miraculeuse ?
Ses mains tendues ne sont pas
vides, mais chargées des dons de l'amour vrai, c'est-à-dire des grâces divines,
secours spirituels et temporels dont nous pouvons avoir besoin.
La prière qu'elle met sur nos lèvres:
« Priez pour nous! », pour nous, au pluriel, comme Jésus nous apprit à dire « Pardonnez-nous,
donnez-nous », cette prière n'est-elle pas un acte d'amour mutuel, effectif et pratique,
un lien de charité fraternelle et un trait d'union entre les cœurs?
Et si nous regardons le « verso»
de la Médaille, là encore, quelles leçons de charité !
La lettre « M », qui signifie
Marie, ne nous rappelle-t-elle pas le nom si doux, si tendre, d'une Mère,
d'une Maman ?
La Croix qui surmonte cette lettre
ne nous dit-elle pas qu'un Dieu nous a aimés jusqu'à verser pour nous tout son sang, et que c'est ainsi que nous devons aimer nos frères « jusqu'à
la fin », comme
Jésus ?
Les douze étoiles, image rayonnante
des douze apôtres, ne nous chantent-elles pas, à leur manière d’être apôtres
nous aussi et, par conséquent, d’aimer nos frères en cherchant à leur donner
Dieu ?
Un cœur de Dieu, ce « Cœur qui a
tant aimé les hommes» ; un cœur de Mère, et de quelle Mère! Quel plus éloquent
symbole pourrions-nous désirer de l'amour qui doit s'exhaler de nous et se
déverser sur les autres? Voilà comment,
en un langage muet mais très fort, la petite Médaille nous enseigne la Charité envers le prochain.
Prière :
O Dieu qui êtes charité, ô Christ
qui nous avez commandé d'aimer nos frères, comme nous-mêmes et comme Vous nous avez
aimés, accordez-nous, par l'intercession de votre si douce Mère, de raviver en
nos cœurs les ardeurs divines de la charité! On ne peut être chrétien sans
cela! Faites, ô Marie, qu'en portant pieusement votre Médaille, nos regards s'arrêtent souvent sur
ces deux cœurs qui nous enseigneront à quel point Jésus et Vous, Vous nous avez
aimés ! C'est ainsi que nous serons vos enfants, ô Marie, et, surtout, les
enfants de ce Dieu pour l'amour de qui nous aimerons nos frères. Ainsi soit-il.
Extrait de : Le Messager de l’Immaculée
N°215 – Mars 2022

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